
Cette danse, romantique et nostalgique, a de nombreux adeptes à travers le monde. La plupart des grandes villes (Montréal, Paris, Istambul, Berlin, New York) ont des écoles très compétentes et les soirées de tango appelées Milonga réunissent des danseurs de tous niveaux. Il faut une bonne dose de patience et de volonté pour apprendre le tango. On se fait dire qu’un bon danseur de tango se développe en 4 ans et une bonne danseuse en 2 ans. Ceci dépend, bien sûr, de la fréquence des pratiques. Les danseurs de tango sont appelés des tangueras et tangueros. Ceux qui s'investissent dans cette danse sont habituellement happés par la passion et la sensualité de cette gestuelle et de sa musique.
Les rôles sont très différenciés. Le guideur décide des enchaînements de mouvements en fonction de la musique et de l’espace disponible. La guidée reçoit les impulsions de son partenaire et y répond simultanément. Souvent, elle a le loisir d’ajouter des petits mouvements qui ne sont pas guidés et qui créent un effet subtil à ses pas de base. Dans une salle de danse, les danseurs évoluent en cercle ou en ovale dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. C’est la responsabilité du guideur de protéger sa partenaire des chocs entre danseurs. Il gère l’espace disponible et généralement il avance tandis que la guidée recule.
Originaire de la ville de Buenos Aires, cette danse se veut à l’origine une occasion de rencontre entre des hommes et des femmes. Elle a encore cette fonction sociale de nos jours. De nombreux danseurs voyagent à travers l’Amérique du Nord et se rencontrent lors de festivals et d’ateliers offerts autour de la présence de professeurs réputés. La ville de Buenos Aires représente La Mecque pour les adeptes de cette danse. Plusieurs s’y rendent en pèlerinage annuel afin de goûter aux sources de leur passion.

Une scène du film assez récent « 12 tangos » montre, selon moi, un couple bien harmonisé et une chorégraphie particulièrement réussie. Allez...succombez à la tentation...